01.10.2011

Cet article est une adaptation en français de l’article Scrum – First Sprint qui présentait en anglais le bilan de mon premier sprint en tant que Scrum Master. J’ai délibérément choisi de conserver le vocabulaire anglais pour les noms de rôles, d’artefacts, … mais les liens pointent bien vers de la documentation en français.

Je suis depuis quelques mois vraiment enthousiaste par rapport à mon travail. J’ai en effet été chargé mi-octobre d’être le Scrum Master d’une équipe de 4 personnes (incluant deux développeurs, Jose et Pepe ainsi que Silvia comme Product Owner).

Scrum, c’est quoi?

En quelques mots, Scrum est une méthodologie Agile dédiée au management de projet. Scrum s’applique principalement à la gestion de projets informatiques mais est également utilisable sur d’autres sortes de projets. L’idée principale derrière Scrum est d’avoir de petites itérations de travail, et avoir un produit délivrable à la fin de chaque itération. Via le Product Owner, le client est vraiment impliqué dans le projet dès le début, il peut donner son feedback sur le produit très souvent et très tôt dans le process.

Il décide des priorités et à chaque itération; tout ceci étant basé sur la fameuse règle des 80/20 (80% des utilisateurs vont utiliser 20% des fonctionnalités, donc ces 20% devraient être développés en priorité).

Les avantages d’une telle méthode comparée à une méthode plus classique (Cycle en V, …) sont nombreux: la flexibilité, les feedbacks sont fréquents et tôts, le scope est priorisé, …

La méthodologie Scrum

La méthodologie Scrum

Product Owner

Silvia est notre chef de projet, mais pour les besoins de Scrum, elle remplit également le rôle de Product Owner. Notre situation business est un peu particulière et complexe, et il nous est impossible d’impliquer le client et de l’amener à travailler à nos côtés. Donc Silvia a l’incroyable chance (!) d’être la personne chargée de tirer le maximum du client et d’essayer d’en déduire des spécifications et contraintes. Jusqu’à maintenant, çà n’a pas été simple. Le jour qui a suivi le début du premier sprint, le client nous a finalement fourni des screenshots des sites que nous devions redévelopper sur nos plateformes…

L’autre rôle important de Silvia, évidemment, est de décider des priorités de chacune des caractéristiques. Même si à la fin, on est censé avoir développé tout, il est vital de se concentrer tout d’abord sur le plus important et le plus prioritaire, et c’est ce qu’elle nous a aidé à faire en apportant une vision plus orientée business à nos Daily Scrum Meeting.

Scrum master

En tant que Scrum master, je suis responsable de la bonne marche du projet et je dois m’assurer que tous les membres de l’équipe suivent bien le process Scrum et ses artefacts. Je mène les réunions quotidiennes et veille à ce que nos décisions soient en ligne avec les priorités business dictées par le client et/ou le Product Owner. Mon rôle est également d’identifier tous les problèmes et toutes les sources de ralentissements de travail des développeurs et de les solutionner. Je n’ai ici aucun rôle de développement, et je n’ai aucun rôle décisionnaire: les décisions sont prises en équipe et les différentes tâches de développement sont affectées d’un commun accord. Même sans rôle de décision, je me dois d’aider et d’encourager la communication au sein de l’équipe, et je suis également le travail en prenant note de tout et en gardant une trace de tout ce qui est effectué; ce qui me permet également d’avoir une visibilité sur l’avancée du projet et de donner à Silvia une projection sur le futur.

C’est ma première expérience comme Scrum Master, et seulement ma deuxième expérience dans une équipe Scrum. Il y a une semaine, nous avons terminé notre première itération et avons fait une démonstration à Silvia et quelques personnes de la hiérarchie (3 de mes supérieurs dont le directeur de département).

Honnêtemenet, pour nous tous cette première expérience fut vraiment faite dans un contexte très compliqué. N’y voyez là aucune manière de chercher des excuses, mais d’habitude une équipe Scrum est toujours placée dans de bien meilleures conditions:

Mais nous avons surmonté ces obstacles et obtenu un résultat vraiment agréable – on a même amélioré les composants de bases qui avaient été développé par d’autres régions.

Les principaux problèmes que nous avons eus

Durant ce sprint nous avons eu de nombreux problèmes. Certains problèmes auraient pu être anticipés, mais pour d’autres il n’y a pas grand chose que nous pouvions faire:

L’erreur à ne pas faire

Au début du premier Sprint, nous avons décidé de ne pas fixer de date de fin de sprint. Il s’agit de l’un des prédicats de base lorsqu’on débute un Sprint, mais nous pensions que fixer le scope serait suffisant. Grosse erreur. Au bout de plusieurs semaines, nous nous sommes rendus compte que nous n’étions plus axés sur la livraison à une date donnée d’un produit partiellement terminé et en tout cas délivrable tel quel. C’est à ce moment-là qu’on a vraiment commencé à s’inquiéter des priorités et à mettre de côté certaines fonctionnalités – même s’il s’agit d’un travail compliqué.

Malgré tous ces problèmes, nous avons réussi à rafraîchir toute la logique du framework et des composants que nous avions réutilisé depuis d’autres régions. Le front-end, qui n’avait absolument pas été travaillé par d’autres, a été particulièrement chiadé par notre équipe et c’est toujours agréable de voir un produit qui en plus est un tant soit peu utilisable et ergonomique.

Les outils

Dans une équipe Scrum, la meilleure situation est lorsque toute l’équipe est dans la même salle, avec un grand mur ou un grand tableau blanc. Un sprint backlog peut être complètement dessiné sur le mur, ainsi qu’un product backlog. A chaque réunion quotidienne, les fonctionnalités (les post-its) peuvent être physiquement déplacés d’un état à l’autre. Le simple acte de déplacer une fonctionnalité est vraiment un atout important pour la réussite du process.

Malheureusement, du fait de notre situation particulière (4 personnes dispersées sur 3 pays), le tableau blanc aurait été trop compliqué. Nous avons donc dû nous contenter d’un fichier Excel, que j’ai amélioré petit à petit le long du Sprint; et qui contient pour chaque fonctionnalité le temps restant estimé de développement. D’autres informations y apparaissaient, comme la velocité en cours de l’équipe, le temps planifié, …

Nous avons également essayé Pivotal Tracker, mais avons décidé de l’abandonner après avoir trouvé quelques problèmes, notamment pour les estimations des fonctionnalités.

Au sujet de la communication au sein de l’équipe, la plus grande partie se passait par email. Les Scrum Daily meeting avaient lieu à 17h (heure de Madrid), dans une salle de réunion, en utilisant  Skype pour les appels audios et Webex pour le partage de bureau. Typiquement, je partageais le backlog Excel et on travaillait directement dessus; et parfois les documents PDF ou les mails qui nous servaient de spécifications étaient également partagés.

Voilà, je pense que j’ai terminé. D’autres Sprint ont eu lieu depuis l’écriture de cet article, je vous en dirais plus. Je suis persuadé qu’en 2011 je reviendrai souvent ici vous parler de Scrum.

Nicolas.

Also available in English as a blog post called « No more Internet at Home ».

Peu de gens m’en croyaient capable, et cela malgré mon article où j’envisageais fortement cette possibilité. Et pourtant je l’ai fait. J’ai décidé de ne pas prendre Internet dans mon nouvel appartement. Cela fait donc bientôt 3 mois que je n’ai plus Internet à la maison.

Comment tu fais alors?

Et bien c’est simple, j’utilise Internet au travail, et puis voilà. Cela m’a permis de me rendre compte le nombre de choses inutiles que je faisais chez moi sur Internet, et du temps que je perdais. Maintenant, comme j’utilise Internet sur mon lieu de travail également à des fins personnelles, je dois faire gaffe à pas en abuser (tout simplement pour ne pas faire 1h30 supplémentaire à mon travail juste pour faire du Internet perso).

Stop Internet

Et çà ne te pose aucun problème?

J’avoue que parfois pour me synchroniser avec les amis sur une sortie ou comment se retrouver; sans Internet à la maison, c’est plus dur. De même que pour rester en contact avec mes parents. Mais il y a une solution à tout.

C’est vraiment terminé alors?

Oui oui. Je ne compte pas reprendre d’abonnement Internet. Par contre, dans quelques jours, je vais recevoir un nouveau smartphone, le dernier de la gamme HTC, avec écran 4.3 pouces. Ce sera le compromis parfait. Sa taille d’écran me permettra de naviguer sur Internet pour les choses basiques (Facebook, GMail, …) mais je ne pourrai pas non plus y rester collé des heures et des heures. De plus, j’aurai une limite de données, donc…

Et si j’ai vrmt besoin d’une connexion Internet, il y a quelques cyber-café près de chez moi, que j’utilise de temps en temps depuis 3 mois.

Ca change vraiment quelque chose dans ta vie?

Ma foi oui. Je reste pas planté devant mon PC (ce que j’avais l’habitude de faire). Je sors plus souvent. Si je ne sors pas, je lis. Au travail, çà me demande de mieux organiser mon temps de travail et mes pauses, car je sais que je dois prévoir du temps pour des choses persos, sans pour autant que cela influe sur mon travail; j’y gagne donc en organisation.

Et les séries? Les films? …

J’avoue que c’est l’un des problèmes… et aussi l’un des grands avantages. C’est plus compliqué pour télécharger les derniers épisodes de mes séries préférées, mais au final j’y arrive quand même, via seriesyonkis.com ou d’autres sites. Et l’avantage, c’est que je ne suis pas tenté de commencer de nouvelles séries… Si j’avais Internet, je suis à peu près sûr que j’aurai commencé Dexter ou recommencé That 70’s Show.

J’ai du mal à contrôler ma consommation de séries. Je sais, j’en parle comme d’une drogue ou d’un problème grave. Disons plutôt que après une longue journée de travail, c’est facile de rester chez soi à juste regarder des séries. La fatigue et la démotivation dans mon cas prennent la plupart du temps le dessus sur l’envie de profiter de Madrid, de rencontrer du monde, … Pourtant, je ne suis pas venu à Madrid pour rester chez moi. Alors la seule solution que j’ai trouvée, certes radicale, est celle-là. Il s’avère qu’elle fonctionne, et elle me permet de rendre à nouveau plus importants les sorties, les amis, plutôt que les séries et le pseudo-repos…

Conclusion: une décision que je ne regrette pas, bien au contraire. Je n’en tire que des bénéfices. Même ce qui pourrait sembler un désavantage est finalement devenu un avantage si on y regarde à deux fois!

Les personnes qui se plaignent de ne jamais avoir le temps de rien devraient probablement réfléchir un peu à leur usage des nouvelles technologies. Je parle ici d’Internet, mais les smartphones ou la télévision peuvent produire le même effet.

Nico.

07.14.2010

CouchSurfing, vous connaissez?

C’est une plateforme web qui permet aux gens de proposer une place sur un lit, un sofa, partout dans le monde, pour une durée déterminée.

Si vous aimez recevoir des gens d’horizons differents, ou si vous avez l’intention de visiter une ville/un pays et pensez que c’est plus sympa de dormir chez l’habitant; ce site est fait pour vous.

Le principe est simple : vous avez de la place chez vous, et vous êtes prêts à offrir cette place une ou plusieurs nuits à qqn qui en a besoin, vous vous inscrivez donc sur le site et des demandes vont vous arriver.

Vous avez un canapé?

Vous avez un canapé?

Allez, c’est parti pour 3 polonaises.

Apres 4 ans passés sur le site, je me suis enfin jeté à l’eau et j’ai proposé 3 places dans mon 27m2 madrilène. Pas mal de gens m’ont contacte – apparemment, c’est assez rare les gens qui proposent 3 places d’un coup - et apres avoir refusé à plusieurs personnes, j’ai finalement accepté la demande de 3 polonaises, qui venaient sur Madrid pour visiter et ensuite participer dans la banlieue à deux semaines de cours intensif de danse. Le deal était donc que je les héberge 2 nuits.

Tout est gratuit évidemment. D’un côté comme de l’autre. Je m’engage juste à proposer un moyen de dormir. Evidemment, après, c’est selon chacun. Pour moi, il était évident que cette expérience allait être beaucoup plus: montrer ma ville à des étrangers, découvrir une autre culture, changer ma routine… Ce qui fut donc le cas avec ces 3 polonaises.

Une expérience vraiment sympa, je ne regrette pas. Les 3 filles étaient très charmantes et notamment deux d’entre elles étaient vraiment curieuses de la vie en Espagne, de ma vie, essayait d’apprendre quelques mots d’Espagnol… J’ai passé de bons moments.

Ca faisait vraiment longtemps que je voulais tenter l’experience, mais l’occasion n’etait jamais la bonne, puisque j’ai toujours vecu en coloc jusqu’il y a peu de temps. Cependant, je pense pas que je la retenterai de sitôt. En fait, mon appart est pas forcément étudié pour recevoir trois personnes à la fois, encore moins s’il s’agit de filles inconnues ;-)

Mais.. tu ne les connaissais même pas!

Oui, je confirme, jusqu’au moment de les retrouver à Puerta del Sol, je ne les avais vues qu’en photo. CouchSurfing est beaucoup basé sur la confiance et également sur une sorte de système de réferences. Par exemple, certains de mes amis sont également sur CouchSurfing et ont donc laissé une reférence, le truc typique disant qu’on a déjà voyagé ensemble. Moi, par la même occasion, j’ai laissé un commentaire sur le profil des polonaises en disant qu’elles étaient de très bonne compagnie et que je les recommendais.

De cette manière, pas vraiment besoin de connaître la personne pour savoir ce à quoi vous attendre; en lisant les commentaires vous pouvez déjà vous faire une idée

Alors, tu nous le recommandes?

Carrément! Surtout si vous aimez partager des expériences, rencontrer d’autres cultures, …

J’ai un très bon ami qui est en plein tour du monde et CouchSurfing lui permet souvent de rencontrer des locaux et de dormir chez eux ou partager un repas. C’est plus sympa qu’un hôtel et plus authentique qu’une auberge de jeunesse remplies de touristes!

Autour de ce concept, beaucoup de choses se sont creées! Des rencontres CouchSurfing ont regulièrement lieu dans diverses villes, souvent l’occasion de rencontrer plein d’étrangers qui vivent dans la même ville que vous! Chaque ville a également son propre forum, divisé en sous-forums, par exemple Grimper à Madrid.

Un jour ou l’autre, je le retenterai. J’ai dejá expérimenté de recevoir du monde chez moi et je le retenterai quand je demenagerai, mais pas dans l’état actuel des choses, mais par contre je n’ai toujours pas dormi chez l’habitant.. on verra, si jamais je fais un Tour du Monde … :-)

Oui, mais …

Il y a quand même un mais. Si tout ça semble très beau sur le papier, dans la pratique ce n’est pas si facile que ça de trouver un couch. J’envisageai par exemple de dormir une nuit à Leon, fin Juillet, et des 15 demandes d’hébergement que j’ai faites online, aucune n’a aboutie. Pire, seules 2 personnes ont pris la peine de me répondre. Les polonaises que j’ai reçu m’ont dit la même chose. Donc, à anticiper si vous cherchez un couch, et si vous en proposez un, faites l’effort de répondre, même si c’est pour dire non (rien ne vous oblige à accepter les demandes et vous n’êtes pas pénalisés!

06.11.2010

Je me rappelle encore l’un de mes objectifs 2010 : voyager « moins » en Espagne, « plus » en Europe.

Les guillements ne sont pas anodins.

Il y a 3 semaines j’étais dans les îles Canaries, et mes prochains voyages sont les suivants:

Ce serait pas mal si çà s’arrêtait là haha!

Et en parallèle, plein de gens squattent chez moi, et çà c’est trop bien :-D

Voilà, je suis content parce que çà fait pas mal de gens qui viennent, pas mal de voyages prévus… entre tout çà, je dois continuer à trouver du temps pour rencontrer de nouvelles personnes ici à Madrid, faire du sport, …

:-)

06.11.2010

Hello les gens!

A ce niveau, je ne sais même pas si quelqu’un va venir me lire. Ca fait deux mois que je dis que je vais écrire un article et c’est vrai que j’ai laissé de côté ce blog.

A cela, plusieurs raisons: j’ai cherché un job, j’ai ensuité été très pris par la fin de mon ancien job et le début de mon nouveau job; et en parallèle j’ai décidé de me prendre en main et de changer pour de bon certains aspects de ma vie. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais voilà.

Un nouveau chapitre commence pour moi ici à Madrid. Nouveau travail, nouvelle situation personnelle, nouvelles perspectives, peut-être un nouveau déménagement… Beaucoup de choses ont changé pour moi ces dernières semaines et ce ne fut pas simple. Je suis même encore dans un certain doute qui je l’espère se dissipera d’ici août ou septembre. Ces éléments de changement sont visibles, mais il y a aussi des changements plus profonds, plus personnels, qui demandent plus d’efforts et d’automotivation. Mais les résultats sont déjà là, et c’est chouette!

Voilà, je n’en dis pas plus pour le moment. Je vais essayer de faire des articles plus courts, ce sera peut-être moins dur de les écrire. Ou peut-être je ne vais plus écrire pour 3 semaines.

Vous verrez bien!

Nicolas.

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