[FR] Scrum – Le premier sprint
Cet article est une adaptation en français de l’article Scrum – First Sprint qui présentait en anglais le bilan de mon premier sprint en tant que Scrum Master. J’ai délibérément choisi de conserver le vocabulaire anglais pour les noms de rôles, d’artefacts, … mais les liens pointent bien vers de la documentation en français.
Je suis depuis quelques mois vraiment enthousiaste par rapport à mon travail. J’ai en effet été chargé mi-octobre d’être le Scrum Master d’une équipe de 4 personnes (incluant deux développeurs, Jose et Pepe ainsi que Silvia comme Product Owner).
Scrum, c’est quoi?
En quelques mots, Scrum est une méthodologie Agile dédiée au management de projet. Scrum s’applique principalement à la gestion de projets informatiques mais est également utilisable sur d’autres sortes de projets. L’idée principale derrière Scrum est d’avoir de petites itérations de travail, et avoir un produit délivrable à la fin de chaque itération. Via le Product Owner, le client est vraiment impliqué dans le projet dès le début, il peut donner son feedback sur le produit très souvent et très tôt dans le process.
Il décide des priorités et à chaque itération; tout ceci étant basé sur la fameuse règle des 80/20 (80% des utilisateurs vont utiliser 20% des fonctionnalités, donc ces 20% devraient être développés en priorité).
Les avantages d’une telle méthode comparée à une méthode plus classique (Cycle en V, …) sont nombreux: la flexibilité, les feedbacks sont fréquents et tôts, le scope est priorisé, …
Product Owner
Silvia est notre chef de projet, mais pour les besoins de Scrum, elle remplit également le rôle de Product Owner. Notre situation business est un peu particulière et complexe, et il nous est impossible d’impliquer le client et de l’amener à travailler à nos côtés. Donc Silvia a l’incroyable chance (!) d’être la personne chargée de tirer le maximum du client et d’essayer d’en déduire des spécifications et contraintes. Jusqu’à maintenant, çà n’a pas été simple. Le jour qui a suivi le début du premier sprint, le client nous a finalement fourni des screenshots des sites que nous devions redévelopper sur nos plateformes…
L’autre rôle important de Silvia, évidemment, est de décider des priorités de chacune des caractéristiques. Même si à la fin, on est censé avoir développé tout, il est vital de se concentrer tout d’abord sur le plus important et le plus prioritaire, et c’est ce qu’elle nous a aidé à faire en apportant une vision plus orientée business à nos Daily Scrum Meeting.
Scrum master
En tant que Scrum master, je suis responsable de la bonne marche du projet et je dois m’assurer que tous les membres de l’équipe suivent bien le process Scrum et ses artefacts. Je mène les réunions quotidiennes et veille à ce que nos décisions soient en ligne avec les priorités business dictées par le client et/ou le Product Owner. Mon rôle est également d’identifier tous les problèmes et toutes les sources de ralentissements de travail des développeurs et de les solutionner. Je n’ai ici aucun rôle de développement, et je n’ai aucun rôle décisionnaire: les décisions sont prises en équipe et les différentes tâches de développement sont affectées d’un commun accord. Même sans rôle de décision, je me dois d’aider et d’encourager la communication au sein de l’équipe, et je suis également le travail en prenant note de tout et en gardant une trace de tout ce qui est effectué; ce qui me permet également d’avoir une visibilité sur l’avancée du projet et de donner à Silvia une projection sur le futur.
C’est ma première expérience comme Scrum Master, et seulement ma deuxième expérience dans une équipe Scrum. Il y a une semaine, nous avons terminé notre première itération et avons fait une démonstration à Silvia et quelques personnes de la hiérarchie (3 de mes supérieurs dont le directeur de département).
Honnêtemenet, pour nous tous cette première expérience fut vraiment faite dans un contexte très compliqué. N’y voyez là aucune manière de chercher des excuses, mais d’habitude une équipe Scrum est toujours placée dans de bien meilleures conditions:
- même après le début du premier sprint, nous ajoutions toujours de nouvelles tâches et changions le sprint. Les besoins n’étaient pas encore complets, et la plateforme sur laquelle nous développions était nouvelle pour tout le monde, et nous n’avions pas prévu certaines tâches de configuration ou développement
- l’équipe de développemenet n’est formée que de deux personnes, qui n’ont pas la même formation. Ils ne peuvent donc pas se remplacer l’un l’autre, et ils ne travaillent pas aux mêmes heures ni au même endroit.
- on est dispersé aux quatre coins du monde. Jose travaille avec moi à Madrid, Silvia travaille près de San Francisco et Pepe est basé à Mexico.
- nous avions souvent des problèmes de connexion Internet avec Mexico.
Mais nous avons surmonté ces obstacles et obtenu un résultat vraiment agréable – on a même amélioré les composants de bases qui avaient été développé par d’autres régions.
Les principaux problèmes que nous avons eus
Durant ce sprint nous avons eu de nombreux problèmes. Certains problèmes auraient pu être anticipés, mais pour d’autres il n’y a pas grand chose que nous pouvions faire:
- que ce soit pour le front ou le back-end, on était derrière un framework interne pour lequel la documentation était assez légère, de même que les trainings. Heureusement, Jose avait déjà de l’expérience avec ce framework, ce qui notamment aidé Pepe qui sans surprise a eu beaucoup de mal à comprendre et utiliser le framework – comme il est à Mexico, il n’a accès à presque aucun support technique puisque tout le support est à Madrid. Il a d’ailleurs appris rapidement et a même amélioré certains des composants de bases qui avaient été produits depuis Madrid!
- les besoins venaient parfois trop tard et manquaient de clarté
- nous n’avions que deux développeurs, parfois l’un d’entre eux attendait l’autre pour des explications ou pour la mise à disposition d’un bout de code
L’erreur à ne pas faire
Au début du premier Sprint, nous avons décidé de ne pas fixer de date de fin de sprint. Il s’agit de l’un des prédicats de base lorsqu’on débute un Sprint, mais nous pensions que fixer le scope serait suffisant. Grosse erreur. Au bout de plusieurs semaines, nous nous sommes rendus compte que nous n’étions plus axés sur la livraison à une date donnée d’un produit partiellement terminé et en tout cas délivrable tel quel. C’est à ce moment-là qu’on a vraiment commencé à s’inquiéter des priorités et à mettre de côté certaines fonctionnalités – même s’il s’agit d’un travail compliqué.
Malgré tous ces problèmes, nous avons réussi à rafraîchir toute la logique du framework et des composants que nous avions réutilisé depuis d’autres régions. Le front-end, qui n’avait absolument pas été travaillé par d’autres, a été particulièrement chiadé par notre équipe et c’est toujours agréable de voir un produit qui en plus est un tant soit peu utilisable et ergonomique.
Les outils
Dans une équipe Scrum, la meilleure situation est lorsque toute l’équipe est dans la même salle, avec un grand mur ou un grand tableau blanc. Un sprint backlog peut être complètement dessiné sur le mur, ainsi qu’un product backlog. A chaque réunion quotidienne, les fonctionnalités (les post-its) peuvent être physiquement déplacés d’un état à l’autre. Le simple acte de déplacer une fonctionnalité est vraiment un atout important pour la réussite du process.
Malheureusement, du fait de notre situation particulière (4 personnes dispersées sur 3 pays), le tableau blanc aurait été trop compliqué. Nous avons donc dû nous contenter d’un fichier Excel, que j’ai amélioré petit à petit le long du Sprint; et qui contient pour chaque fonctionnalité le temps restant estimé de développement. D’autres informations y apparaissaient, comme la velocité en cours de l’équipe, le temps planifié, …
Nous avons également essayé Pivotal Tracker, mais avons décidé de l’abandonner après avoir trouvé quelques problèmes, notamment pour les estimations des fonctionnalités.
Au sujet de la communication au sein de l’équipe, la plus grande partie se passait par email. Les Scrum Daily meeting avaient lieu à 17h (heure de Madrid), dans une salle de réunion, en utilisant Skype pour les appels audios et Webex pour le partage de bureau. Typiquement, je partageais le backlog Excel et on travaillait directement dessus; et parfois les documents PDF ou les mails qui nous servaient de spécifications étaient également partagés.
Voilà, je pense que j’ai terminé. D’autres Sprint ont eu lieu depuis l’écriture de cet article, je vous en dirais plus. Je suis persuadé qu’en 2011 je reviendrai souvent ici vous parler de Scrum.
Nicolas.
[FR] Internet à la maison, c’est fini!
Also available in English as a blog post called « No more Internet at Home ».
Peu de gens m’en croyaient capable, et cela malgré mon article où j’envisageais fortement cette possibilité. Et pourtant je l’ai fait. J’ai décidé de ne pas prendre Internet dans mon nouvel appartement. Cela fait donc bientôt 3 mois que je n’ai plus Internet à la maison.
Comment tu fais alors?
Et bien c’est simple, j’utilise Internet au travail, et puis voilà. Cela m’a permis de me rendre compte le nombre de choses inutiles que je faisais chez moi sur Internet, et du temps que je perdais. Maintenant, comme j’utilise Internet sur mon lieu de travail également à des fins personnelles, je dois faire gaffe à pas en abuser (tout simplement pour ne pas faire 1h30 supplémentaire à mon travail juste pour faire du Internet perso).
Et çà ne te pose aucun problème?
J’avoue que parfois pour me synchroniser avec les amis sur une sortie ou comment se retrouver; sans Internet à la maison, c’est plus dur. De même que pour rester en contact avec mes parents. Mais il y a une solution à tout.
C’est vraiment terminé alors?
Oui oui. Je ne compte pas reprendre d’abonnement Internet. Par contre, dans quelques jours, je vais recevoir un nouveau smartphone, le dernier de la gamme HTC, avec écran 4.3 pouces. Ce sera le compromis parfait. Sa taille d’écran me permettra de naviguer sur Internet pour les choses basiques (Facebook, GMail, …) mais je ne pourrai pas non plus y rester collé des heures et des heures. De plus, j’aurai une limite de données, donc…
Et si j’ai vrmt besoin d’une connexion Internet, il y a quelques cyber-café près de chez moi, que j’utilise de temps en temps depuis 3 mois.
Ca change vraiment quelque chose dans ta vie?
Ma foi oui. Je reste pas planté devant mon PC (ce que j’avais l’habitude de faire). Je sors plus souvent. Si je ne sors pas, je lis. Au travail, çà me demande de mieux organiser mon temps de travail et mes pauses, car je sais que je dois prévoir du temps pour des choses persos, sans pour autant que cela influe sur mon travail; j’y gagne donc en organisation.
Et les séries? Les films? …
J’avoue que c’est l’un des problèmes… et aussi l’un des grands avantages. C’est plus compliqué pour télécharger les derniers épisodes de mes séries préférées, mais au final j’y arrive quand même, via seriesyonkis.com ou d’autres sites. Et l’avantage, c’est que je ne suis pas tenté de commencer de nouvelles séries… Si j’avais Internet, je suis à peu près sûr que j’aurai commencé Dexter ou recommencé That 70’s Show.
J’ai du mal à contrôler ma consommation de séries. Je sais, j’en parle comme d’une drogue ou d’un problème grave. Disons plutôt que après une longue journée de travail, c’est facile de rester chez soi à juste regarder des séries. La fatigue et la démotivation dans mon cas prennent la plupart du temps le dessus sur l’envie de profiter de Madrid, de rencontrer du monde, … Pourtant, je ne suis pas venu à Madrid pour rester chez moi. Alors la seule solution que j’ai trouvée, certes radicale, est celle-là. Il s’avère qu’elle fonctionne, et elle me permet de rendre à nouveau plus importants les sorties, les amis, plutôt que les séries et le pseudo-repos…
Conclusion: une décision que je ne regrette pas, bien au contraire. Je n’en tire que des bénéfices. Même ce qui pourrait sembler un désavantage est finalement devenu un avantage si on y regarde à deux fois!
Les personnes qui se plaignent de ne jamais avoir le temps de rien devraient probablement réfléchir un peu à leur usage des nouvelles technologies. Je parle ici d’Internet, mais les smartphones ou la télévision peuvent produire le même effet.
Nico.
Gérer sa boîte email est un vrai challenge lorsque l’on commence à travailler. La boîte perso, la boîte pro, les notifications des services sociaux… Ce sont des dizaines d’emails qui nous arrivent chaque heure et que l’on a pas toujours le temps de traiter.
Il y a quelques années, j’avais l’habitude de lire mes mails, et de remettre en « non lu » les mails que je n’avais pas eu le temps de traiter. Des règles de filtrage me permettaient de déplacer automatiquement certains mails vers des dossiers en particuliers, si bien que je pouvais avoir des mails non lu dans 5 dossiers différents.
Ce process semble simple, mais au final fait perdre du temps (les nouveaux mails arrivent dans plusieurs répertoires, qu’il faut donc vérifier tour à tour) et augmente un peu le stress. A chaque fois que vous ouvrez votre boite mail, vous vous rendez compte que des mails sont non lu dans plusieurs répertoires distincts, sans compter les mails fraîchement arrivés.
L’un des thèmes récurrents sur les sites de productivité (Zen Habits, …) est la gestion des emails; et après avoir parcouru plusieurs sites j’ai trouvé il y a deux ans la bonne solution à une gestion saine et productive de ma boîte email.
La technique
La voici:
- tous mes mails doivent au moins passer par la boîte de réception ( = la boîte principale), mais çà ne m’empêche pas d’avoir également des répertoires. C’est une manière de centraliser et de n’avoir qu’un seul point d’entrée.
- j’ai un dossier « TODO ».
- lorsqu’un nouveau mail arrive, soit je le traite immédiatement et je l’archive, soit je le traite plus tard. Par « traiter », j’entends transmettre, répondre, faire une recherche associée sur Internet, … Si je décide de traiter plus tard, le mail va dans « TODO ».
Aussi simple que çà.
Plus de stress en voyant « 23 messages non-lus »… Une fois tous les mails traités, ma boîte de réception est vide. Quelle sensation agréable …
Plus de perte de temps à relire un message déjà lu que vous aviez remis à non-lu, et « Ah oui c’est vrai celui-ci je peux y répondre que lorsque chose sera terminé, donc je vais le remettre en non-lu »
Tous les mails à traiter ultérieurement sont dans un et un seul répertoire. Une fois traités, vous pouvez les enlever du répertoire.
Concrètement, je ne viens que de vous parler de la gestion des emails proprement dit, mais quid de la fréquence d’ouverture de la boîte mail et des notifications? J’avais l’habitude d’utiliser GMail Notifier pour Mac et les notifications d’Outlook, puis me suis rendu compte que çà tuait ma productivité. Je pouvais être en train d’écrire un bout de code super compliqué, avoir une idée de génie, et soudain, une petite boîte s’affiche et me dit que j’ai un nouvel email. Evidemment, j’y vais, je regarde, peut-être je commence à le traiter, ce qui m’amène à naviguer sur Internet, et ainsi de suite… et bien sûr j’ai oublié mon idée de génie…
J’ai donc désactivé toutes les notifications. Et ma boîte mail est toujours fermée. Une fois toutes les demi heures ou heure, je vais l’ouvrir, je traite les nouveaux mails, ou je les mets dans TODO, et je sors. Je ne suis pas interrompu, ni stressé.
Pour résumer, donc:
- regarder ces mails à fréquence régulière, mais avoir la boîte fermée le reste du temps
- désactiver les notifications
- faire passer tous les mails par la boîte principale
- avoir un répertoire TODO.
GMail
Je ne saurais que trop vous conseiller l’utilisation de GMail, c’est ergonomique, user-friendly, la gestion des labels est très puissante et il s’intègre maintenant avec beaucoup de petits gadgets bien utiles (Google Calendar, Google Maps, Youtube, Google Talk, Google Docs, …). La Priority Inbox permet d’afficher plusieurs répertoires à la fois, pour ma part j’affiche la boîte de réception principale et le répertoire TODO. Je sais que les webmails se sont considérablement améliorés récemment (j’ai découvert il y a quelques jours que Hotmail a un chat integré à son webmail) mais pourtant je reste convaincu que GMail s’en sort très bien et son intégration avec d’autres services est tout bonnement imbattable.
Voilà, j’espère que ces conseils pourront vous être utiles. N’hésitez pas à me demander plus d’infos ou à partager votre propre expérience à ce sujet, çà m’intéresse : comment faites-VOUS pour gérer et trier vos emails?
Nicolas.
[FR/ES/EN] 5 ans of vida international
[FR] 5 ans. Aujourd’hui, 7 septembre, je célèbre le 5ème anniversaire. Cela fait 5 ans que j’ai commencé ma vie internationale. Il y a 5 ans, j’arrivais à Blackrock, dans la banlieue de Dublin, et je débutais mon Erasmus. Le temps passe si vite, j’ai l’impression que c’était hier en fait. Tant de choses ont eu lieu dans ma vie que je n’aurai jamais pu imaginer ce 7 septembre 2005. J’ai déménagé en Belgique, où j’ai vécu 2 ans, puis Salamanca, qui fut encore mieux que mon Erasmus, et maintenant Madrid. Madrid où je suis vraiment arrivé il y a un an tout juste. Autre anniversaire. Que dire… C’est une sensation étrange que celle de penser qu’il y a 5 ans, tout commençait… J’ai déménagé plusieurs fois, ai commencé de nouvelles vies depuis zéro… et pourtant je n’ai pas changé tant que cela… Le meilleur est je l’espère encore à venir. En 5 ans, j’ai compris que ce genre de choses ne dépendent que de moi. On verra bien où je serai dans 5 ans!
[ES] 5 años. Hoy, el 7 de septiembre, es el quinto aniversario. Hace 5 años, llegué a Blackrock, en las afueras de Dublin, y asi empezaba mi Erasmus. Y asi empezaba mi vida internacional. El tiempo pasa tan rapido, me parece que fue ayer que llegue ahí. Tantas cosas han occurido en mi vida, que ni siquiera me podia imaginar aquel 7 de septiembre 2005. Fui a vivir a Belgíca por dos años, luego Salamanca, lo cual fue aún mejor que mi Erasmus y ahora Madrid. Madrid donde de verdad he llegado hace justo un año. Otro aniversario jaja! Qué mas decir… Es una sensación muy extraña pensar que todo empezaba hace ya 5 años… Me he trasladado varias veces, he empezado nuevas vidas desde cero… y sin embargo, no he cambiado tanto… Pienso que el mejor queda por venir. En 5 años, he entendido por lo menos una cosa: toda está entre mis manos. A ver donde estoy en 5 años!
[EN] 5 years. Today, 5th of September, is the fifth anniversary. 5 years ago i was arriving to Blackrock; in Dublin’s suburbs. It was just the beginning of my Erasmus, and of my international life. It never stopped actually. It seems it was yesterday. So many things happened since then, that i could never have imagined on that 7th of September. I moved to Belgium, where i lived 2 years, and then Salamanca, which was even better than my Erasmus, and now Madrid. Finally living the dream. Madrid where i arrived exactly one year ago. Another anniversary to celebrate it seems! What else… Its a really strange feeling to think that its already 5 years that it all started. I moved several times, started three times a new life from scratch… and yet, i havent changed that much, im still the same… I actually think the best is still ahead of me. In 5 years, theres at least one thing i learnt: that its all up to me. Well… we’ll see where i am in 5 years!
[FR] Internet ou pas?
Comme beaucoup d’entre vous, je suis vraiment dépendant d’Internet.
Pour ma part, çà fait déjà un certain temps que je m’en suis rendu compte mais je n’ai jamais fait un véritable effort pour que çà cesse. Pourtant, çà me bouffe des heures considérables durant la semaine (notamment Facebook évidemment), heures que j’aurai pu consacrer à des activités autrement plus épanouissantes, comme la guitare, le jonglage, l’escalade, le sport en général, sortir, tenter de nouvelles recettes, …
Ca fait longtemps que je me dis que je dois réduire ma consommation d’Internet, et utiliser mon temps un peu mieux… Car finalement, Internet est devenu un réflexe. Le matin au lever, c’est devant mes mails et les dernières news sportives que je prends mon petit déjeuner, le soir en revenant du travail, la première chose que je fais c’est d’allumer mon ordi et de vérifier mon courrier électronique (que j’ai pourtant vérifiés 40 minutes avant en sortant du travail). Mon GMail est toujours ouvert et çà m’arrive de checker littéralement toutes les 5 minutes si j’ai un nouveau mail!
Plus qu’un réflexe, c’est même devenu comme une sorte de besoin, d’addiction. Vous ne le savez pas, mais beaucoup d’entre vous avez probablement la même addiction. Vous pensez que ce n’est pas grave, mais pensez un peu à tout ce que vous pourriez faire à la place…
C’est ce que je fais. Récemment je pense beaucoup à toutes ces autres activités auxquelles je pourrai consacrer du temps si je passais moins de temps sur le net. Si je n’avais pas d’Internet, je serai « obligé » de me motiver pour ces activités. D’habitude, je n’aime pas trop les contraintes, je n’ai jamais été fan d’avoir un intervalle horaire hebdomadaire et fixe consacré à l’une ou l’autre activité (sport, cours de guitare, …). Notamment, parce que çà m’enlevait un peu de ma liberté. Mais je suis conscient que Internet est l’une des grandes causes de ce comportement, et que j’aurai tout à gagner à m’en éloigner un peu…
Comment faire, me direz-vous?
C’est simple… Je vais bientôt déménager, au 1er octobre au plus tard je suis dans un nouvel appart. Qui n’a aucune connexion Internet pour le moment. Rien ne m’oblige à en avoir une. Ce serait un économie de « temps perdu » et une économie d’argent.
Je l’envisage très sérieusement. Je sais que la plupart d’entre vous pensent que je suis complètement addict et que donc je ne me planterai pas ce poignard dans le dos… mais bon, relativisons, j’ai Internet au travail, et presque aucune limitation si ce n’est celle du P2P (je devrai donc trouver un moyen différent d’obtenir de la musique ou des nouveaux épisodes).
Voilà, je voulais partager cela avec vous. Je vais le faire, je vais pas le faire? On verra. J’ai en tout cas des arguments solides pour tenter d’arrêter Internet à la maison quelque temps!…
Nicolas.


